Record d’audience pour le premier volet de Carlos sur Canal+
Le premier volet de la série Carlos d’Olivier Assayas a été diffusé mercredi soir sur Canal+. Cet épisode a rassemblé 822.000 abonnés soit une part d’audience de 13,2% ce qui représente la meilleure audience pour une fiction politique depuis 2005.
Carlos a également réalisé les meilleures performances de lancement pour une série historique, dépassant les scores des « Prédateurs » (sur l’affaire Elf, octobre 2007) et de « L’école du pouvoir » (sur l’ENA, janvier 2009), précise-t-on à Canal+.
En parallèle, le film a été présenté au festival de Cannes ou il a reçu un trés bon accueil.
Le cinéaste a réalisé un film ni complaisant ni à charge. Magnifiquement servi par l’acteur Edgar RamÃrez, il a réussi à cerner, malgré les zones d’ombre, les ressorts psychologiques de celui qui a fasciné pour de longues années les militants « révolutionnaires » de sa génération. Un mythe et une menace permanente pour l’équilibre géopolitique mondial.
Obsédé par le fric, le sexe et dévoré par son ego, le Carlos d’Assayas, inquiétant et dérisoire, traverse une époque folle. Il profite des contradictions de ses commanditaires avant d’être manipulé à son tour.
Le film restitue ce gigantesque bordel avec une énergie et une clarté exemplaires. Même excellence côté mise en scène et direction d’acteurs : Edgar Ramirez (Carlos), Nora Von Waldstaetten (Magdalena Kopp), Christoph Bach (Hans Joachim Klein) et les autres incarnent leurs personnages avec une conviction troublante.
Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos le terroriste, est actuellement incarcéré en France dans une prison des Yvelines. Il a fait savoir via une lettre manuscrite destiné à Edgard Ramirez l’acteur jouant son rôle dans le film que celui ci n’était pas à son gout. Il a critiqué la semaine dernière des « falsifications de l’histoire » et des images « ridicules ». Son avocate dénonce une « atteinte à la présomption d’innocence ». Elle déplore aussi que les auteurs et producteurs du film n’aient pas consulté Carlos et lui refusent de « profiter de cette manne financière ». « Si Carlos n’existait pas, il n’y aurait pas de film », dit-elle.
Les deux autres volets du film d’Olivier Assaya seront diffusés mardi 25 mai et mercredi 2 juin sur Canal+


